Allemagne/Pologne/Bielorussie : Le rideau de fer qui ne voulait pas s’ouvrir..

Au revoir Berlin !

Je suis frustré et fâché envers moi-même. Ça devait pourtant bien arriver. J’avais glissé sur une douce et agréable vague de chance depuis que j’avais tourné le dos à Paris. Mais là, tout commence à se complexifier et c’est dur. C’est ridicule, car je sais que des plus grands défis m’attendent sur le long tracé incertain de mon itinérance, et que je ne dois pas m’abattre pour si peu. Mais être dans cette gare routière de Berlin me donne envie de vomir -la maladie dont je suis en proie contribua à cet effet-. C’est comme si j’avais été mis sur le banc de touche d’un match où j’étais pourtant le capitaine auto-désigné.

Certes, j’ai été, et je le suis encore, malade comme je ne l’avais pas été pendant un sacré bout de temps. Certainement parce que je me suis mal protégé dans la forêt humide de Nürburgring, que j’ai pénétré inconsciemment avec les fragments d’un esprit estival qui n’a pas à se préoccuper du mauvais temps. Ou peut-être, c’est à cause des dizaines d’heures de clim mal réglées dans les camionnettes qui se sont alternées, où régulièrement les fenêtres se sont ouvertes à 160km pour les pauses cigarettes de mes conducteurs. Et oui, certes, j’avais tous tenté malgré mon état de santé déplorable. J’ai fais du stop au centre, au Sud et à l’Est de Berlin où une BMW emboutie par un camion explosant dans un fracassant jet de taule, me vola la vedette. Après cela j’ai longé des autoroutes pendant plusieurs heures et attendu dans le froid nauséeux et fiévreux portant le masque d’un sourire forcé, attendant dans un fébrile mais chaleureux garde à vous, qu’un embarcadère m’accepte à son bord. Et certes, finalement je suis ici, dans cette gare routière, non pas parce que je me suis reposé sur le confort qu’offre ma position et du maigre compte en banque qui en découle, plan B vital dans un monde qui ne répond qu’à l’appel de l’argent ; mais parce que je me suis donné les moyens d’être là. J’ai bossé sur des chantier shleu, démonté des échafaudages de plusieurs étages, porté des centaines de bars en fer à m’en casser les bras et le dos ; le tout en toussant et le nez débordant de morve. Tout ça pour un ticket de bus à 30€, un bon repas chaud et plusieurs tournées de liqueur de courage une fois la nuit tombée. Mais je ne peux m’empêcher d’avoir honte. Honte de ne pas avoir trouvé transport plus humain et autonome.

Les gares routières sont des lieux tristes où personne n’a envie d’être. Si ce n’était pas pour le bruit des moteurs et les hurlements d’enfant, pas un pet de mouche ne serait entendu. Dans l’attente, les regards se perdent, s’évitent ; ils n’ont rien d’autre à faire que juger.

Je sais que c’est ma stupide fierté à ne pas vouloir voyager comme tout le monde qui me met dans cet état. Mais quand je vois des jeunes couples et leur sac de rando hors de prix immaculé qui ont enchaîné les B&B ; des ados en treillis remplis non pas par couteaux et cartes mais cigarettes à rouler et écouteurs d’Iphone ; des grincheux en costard premier prix pestant leur patron de ne pas avoir opté pour la Business Class… Je n’ai plus le sentiment de voyager.

Ma mère me tuerait sûrement à la vue de ces mots, mais là tout de suite, j’ai envie de donner au premier mendiant le reste de ma paye, casser ma carte crédit qui n’a pas encore été utilisée, brûler mon ticket de bus, et repartir sur la route sans parachute invisible venant me tenter dans les moments difficiles.

Je me rappèlerai toujours la première fois où j’ai voulu prendre la route. Je devais avoir 11 ou 12 ans, nous étions en vacances hivernal au ski avec ma famille. Mon père nous avait emmené voir le chef d’œuvre biopic Into The Wild. Et là j’ai su. J’ai été piqué. Malgré la tragique conclusion du chef d’œuvre reconstituant sa renaissance, les images de sa nouvelle existence qu’il a voulu tapir dans l’ombre, ce personnage avait fait des dernières années de sa vie un Nirvana qui, à jamais laissera son empreinte sur mes ambitions, mes rêves d’évasion.

Encore à présent, le froid n’est pas une sensation mais une odeur qui me renvoi dans les Alpes. Piqure urtiquaire donnant naissance à une démangeaison ne pouvant être comblé, que par un shoot de Liberté.

C’était devenu une addiction. Une chute qui vous éjecte d’un rêve. C’est comme un cri sans bruit dans la nuit, un écho dont on ne ressent que les vibrations. Le prolongement sans fin d’un battement de cœur. Une sensation irréelle qui vous prend aux tripes. On perd l’équilibre mais on ne tombe pas. Éveillé, en proie à une unique obsession : celle de toujours avancer.

Combien de fois j’ai fais mon sac la nuit sans savoir où je partirai le lendemain. Combien de fois je suis rentrer le soir chez moi, fuyant la fête, pour retrouver mes cartes et mes livres, tracer une issue. Combien de fois je suis simplement sortie pour marcher et ne suis pas revenu pendant plusieurs heures, jours, semaines… Je ne saurais le dire.

En proie à cette même démangeaison, je pris mon sac et retourna vers l’extérieur de la ville. Pour à nouveau tenter ma chance de l’autre côté d’un lac au niveau du périph extérieur Sud, réputé pour sa station essence qui hébergeait des chauffeurs de camion polonais retournant chez eux fuyant le trafique de la mégalopole. Je conservai tout de même mon ticket de bus, au cas où, pour garantir une sortie nocturne du pays dans lequel je ne pouvais plus m’attarder au risque de perdre ma course contre l’hiver. Je fis bien, car en fin d’après midi je n’avais toujours rien malgré les nombreux kilomètres parcourus, les négociations avec les chauffards indifférents à l’idée d’avoir un peu de compagnie. Donc je dû me résoudre à faire marche arrière. Quand on parcourt des centaines de kilomètres, il n’y a rien de pire que de devoir retourner sur ses pas.

De nouveau dans la gare que j’avais pourtant quitté en diva pleine d’espoir, je bus tranquillement une bière sur un escalier en attendant mon bus ou plutôt ma voiture balai. Il me restait encore une poignet de sous que je garde dans le creux de ma main.

La veille, on m’avait proposé de remplacer un ouvrier gravement blessé à la jambe sur un chantier. Une maison abandonnée qui avait accueilli un plateau de tournage et qu’il fallait maintenant démonter avec hâte avant l’arrivée des pelleteuses venus détruire la propriété. Croyez le ou non le film s’appelait : Le Lièvre Rose d’Hitler.

On m’avait donné rendez-vous dans un entrepôt forestier. Un grand bazar recouvert de mégots et bouteilles vides. À l’intérieur, entre les outils et les chargements, il y avait tout l’attirail nécessaire pour faire une salle de jeux dédié aux grands enfants démunis d’innocence : mini-motos, quatre ou cinq barbecues, fauteuils éventrés et frigos bien remplis. Le départ fut lancé.

Une fois dans la camionnette, nous dûmes nous relayer pour faire semblant de mettre une ceinture de sécurité cassé qui faisait retentir un bip énervant dans tout le camion. La sécurité passe souvent derrière le rendement et la fatigue.

Une fois sur le chantier je fus vraiment désemparé. Un hollywood germanique en pleine ébullition, constamment en retard, là où la chemise et la cravate gueule sur le casque, et les casques s’engueulent entre eux.

« Bouge ton camion » « Comment ça vous avez pas encore fini ? Et on fait comment pour bosser nous ? »

Ce qui a de drôle dans cette situation, pour le moins imprévisible dans laquelle je m’étais encore retrouvé projeté, c’est que je recevais des ordres en Allemand. Une langue dont je ne connaîs que quelques phrases pour ne pas dire niet. Alors, quand mon patron me donnait des indications ou des instructions, mon panel de réponse n’était pas très varié. J’avais le choix entre : « Oui », « Non », « Je m’appelle Bryan » et « Je t’aime »… Voilà l’intégralité de ce que je pouvais lui répondre. C’est pourquoi j’évitais un maximum d’endiguer le débat. Je dû me concentrer pour comprendre ce qui était attendu de moi et trouver des réponses en regardant les techniques utilisés par mes camarades pour démonter tel système de poulie, tel support de spot, tel escalier ou rambarde de sécurité… Mais apparemment j’étais un bon employé. J’eus même le droit à plusieurs « Good Job man ! « .

Une chose est sûre, plus jamais je ne me moquerai des ouvriers en employant cette phrase cliché « un qui bosse, trois qui regardent ». Je n’ai pas souvent été celui qui regarde, mais si vous saviez l’effort physique que demande ce travail, vous comprendrez qu’il est impossible de toujours être celui qui tient la pelle ou le marteau. Et qu’il n’y a jamais assez de temps de repos comparé à ce que demande le carnet des charges. Un esprit syndicaliste s’éleva en moi. Pendant les rares vraies pauses que l’on on nous autorisait à prendre, je partageai mes pensées sur les conditions de travail et les attentes impossibles qu’un tel emploi demande à l’année.

L’un de mes collègues me dira cette phrase qui me fit beaucoup rire : Europe is Modern Day Comunism my friend. »

Je suis donc de retour dans cette gare routière, et je regarde les sous qu’il me reste en me remémorant le dur labeur qui m’a permis de les obtenir. J’avais prévu de me récompenser avec un burger mexicain qui m’avait fait rêver depuis mon arrivée en Allemagne, à force de constamment croiser son affiche publicitaire sur les voies. Mais je ne veux plus continuer à voyager comme si c’était une visite chez mes grands parents ou des potes de faculté. Alors je me contente d’une deuxième bière garantissant quelques heures de sommeil une fois monté dans le bus. Une vielle dame en fausse fourrure me dévisage, je lui fais signe de santé.

Dans les gares il n’y a pas cette poésie de la route que j’affectionne tant. Tout est gris et on ne peut que deviner les parcours de vie intriguant des individus que l’on croise sans jamais apprendre à la connaître.

Et pourtant l’ironie fait que je n’ai d’autre chose à faire que d’écrire. Alors au lieu de peindre, je jette de l’encre inspiré de ma frustration et de mes souvenirs. Une frustration qui est aussi le fruit de l’expérience car croyez moi je les connais bien les gares routières d’Europe, comme du monde, je les écume depuis plusieurs années maintenant. Et je n’ai jamais sauté de joie à l’idée de passer une après midi dans ce triste carrefour où transitent silencieusement les inconnus.

Ah enfin, mon bus arrive. Cette fois ci je quitte Berlin pour de bon.

Varso… Vie !

Le bus roula toute la nuit. Nous dûmes nous arrêter un long moment car un polonais ivre déclencha l’alarme incendie en fumant dans les toilettes. Après s’être disputé avec le conducteur, il fut expulsé du transport mais refusa sa sentence. Ainsi nous attendîmes donc les autorités.

Vers 5 heures du matin, je pus enfin me remettre à marcher en direction d’une auberge près de la voie ferrée où j’avais prévu de laver mes affaires, de me ravitailler et aussi d’avancer sur mon travail d’écriture qui prenait énormément de retard-déjà-.

Il faisait encore nuit. Le macadam humide faisait couiner la semelle de mes chaussures. C’était le seul bruit que l’on pouvait entendre, faisant écho sur les vieux immeubles tellement noirs de suie que j’avais l’impression d’errer dans les ruines d’un feu comme celui faisant ravager dans les dystopies de Barjavel. Varsovie était pour l’instant des entrailles peu rassurantes pour un marcheur solitaire.

Non, je ne ferais pas de jolie description de cette capitale non plus. Évidemment, je l’ai parcouru avec grand intérêt. J’aime me perdre dans la ville avant l’aube quand les artères sont vides. Comme un parc réservé pour ma personne. Même si, je n’éprouve pas grand intérêt pour l’architecture mondialisé du nouveau monde. Le développement des capitales européennes est devenue la quête d’un idéal de catalogue. On symbolise son développement et sa réussite par une architecture commune et en mettant sous cellophane la culture pour les beaux yeux des touristes et des nostalgiques. Les moteurs de recherches seront vous en fournir des aspects sous un jour plus pertinent. Et comme je l’ai déjà dit dans un chapitre précédent, je préfère fuir ou éviter un maximum ces endroits où je ne peux planter ma tente. À la limite vous faire le portrait des gens que j’ai rencontré et des expériences que j’ai vécu.

Mais oui je vous rassure amis cosmopolite, le vieux Varsovie est magnifique. Un petit village de conte. Mais la femme d’Asie centrale que j’ai rencontré, et qui retarda mon départ, l’était d’autant plus. En écoutant son récit de vie j’y appris plus que dans un musée. En l’emmenant danser, j’eus plus de frissons que dans un parc d’attraction. Et d’autres choses ont meilleur goût que les assiettes des meilleurs restaurants. Quelle ironie, de passer plus de temps à découvrir le monde plutôt qu’un pays, quand on apprend à connaître les habitants d’une capitale.

Je soulignerais aussi la propreté irréprochable de la ville qu’il est important d’évoquer dans un monde qui a besoin d’un bon coup de karcher. Et l’atmosphère agréable qui y règne. Je pus y accomplir un intense travail d’écriture dans ses bars en observant de loin le triste bal du samedi soir.

La route enfin… Et la barrière de Schengen.

Quelques jours plus tard je suis enfin de nouveau avec ma route et cette fois c’est uniquement sur mes pieds que je compte. À Varsovie j’ai décidé de me compliquer la tâche et davantage me perdre dans les campagnes, laisser de côté le stop, ranger mon pousse dans l’étau de ma poche, car il me ramène généralement vers les villes, chose que je voulais à tout prix éviter.

Apres une intense session de marche dans la campagne Polonaise qui porte désormais son manteau d’automne et s’asperge de brises fraîches, je suis aux portes de l’union européen : L’espace Schengen. Désormais, les frontières ne sont plus invisibles. Les militaires sont à l’entrée de l’état Bielorusse, et ils m’attendaient d’un pied ferme. Et avec ça, venait de nouveaux ennuis…

Très franchement, je ne me rappelle pas un jour m’être fait recaler d’une boîte de nuit, mais croyez-moi, toute ma vie je conserverai le souvenir de m’être vu refuser l’entrée d’un pays. Tout ça à cause des montagnes les plus infranchissables qui se dresseront sur ma route : Les Visas !

Je me rappelle cette citation de Jules Vernes : « Les passeports ne servent jamais qu’à gêner les honnêtes gens et à favoriser la fuite des coquins. »

Pourtant lors de ma préparation, je lisais noir sur blanc sur le site de France Diplomatie  » Aucun visa demandé en Biélorussie pour les ressortissants de l’UE n’excédant pas les 30jours de séjour ». Content d’avoir ça de moins sur la conscience, je lus en diagonale les dernières lignes spécifiant que pour toute arrivée par voie routière ou ferroviaire, des documents seront exigés. Apparemment, les marcheurs rentrent dans cette catégorie. Le douanier n’avait jamais eu à faire à mon cas.

« D’habitude, les gens comme vous arrivent par avion ! »

« Pas moi Monsieur ! »

Il me sonda d’un air méfiant que je connais trop bien. Il se tourna pour passer des coups de fils dont je devais être le sujet. Je m’écartais par précaution. J’ai déjà vécu ces situations où une autorité douanière s’intéresse d’un peu trop près à mon cas et cela n’engendre jamais rien de bon.

Je fus tenté par l’idée de me glisser à l’arrière d’une camionnette, mais aller à l’encontre de lois internationales, ce n’est pas comme griller un feu rouge. Pour contourner prudemment la législation, je passais donc par mes petits chemins de terre, restant en équilibre sur la frontière Polonaise afin de pouvoir jouer à tout moment la carte du touriste perdu. De toute façon, j’avais déjà prévu de passer par les pays Baltique (Lituanie, Lettonie, Estonie) pour rejoindre la Russie par Saint Petersbourg, abandonnant l’idée de passer des frontières aussi fermé que l’Ukraine et la Bielorussie surtout étant un rôdeur solitaire qui éveille les soupçons, et en vu de la situation politique actuelle orageuse qu’entretiennent ces pays.

Le soir deux frères fermiers curieux m’interpellent. C’est la première fois qu’ils croisent un voyageur sur ces routes perdus entre les frontières. Ils m’invitent à poser la tente sur leur propriété, près d’une vieille scierie, où nous nous asseyons dans l’herbe pour discuter tant bien que mal avec un mélange d’anglais et de signes. Puis, après le thé, ils me laissèrent monter mon campement.

Quelques heures plus tard, l’un d’eux revient en courant vers moi. Sur son visage, un air terrifié. Il est tout pâle et sa moustache frétille dans tout les sens. Le vielle homme était terrifié.

Au loin, un hélicoptère se faisait entendre. Le bruit devint assourdissant. Soudain, il surgi d’entre les pins. Il passa en razmot au dessus de la propriété au dessus du béret de l’homme apeuré.

Le fermier me hurlait :

« Is it for you !? Is it for you !? »

C’était la première fois qu’un engin de ce genre passait au dessus de sa propriété. J’essayai de le rassurer. À moitié convaincu qu’il ne pouvait s’agir que d’une coïncidence. Mais je me cachais tout de même sous les arbres, ne sait-on jamais.

Après que la tension redescendit et que je l’avais convaincu que je n’étais ni bandit, ni espion ou contrebandier en fuite, mais un « honnête homme français », il fut tellement charmé par ma plaidoirie qu’il essaya de me marier à sa fille. Il appela même un de ses cousins qui parlait quelques mots de français pour m’en convaincre. Cela donna jours à une discussion aussi gênante que chaleureuse et drôle.

Étant entre deux fuseaux, la nuit arriva vers 7heures du soir, et ne disparaîtrerai pas avant 7heures du matin (soit, 12heures sans lumière ). Je retourna donc sans plus tarder vers ma tente pour commencer à conserver le peu de chaleur pouvant être produit par mon corps.

Je ne dormai que d’un œil, constamment hanté par mon imagination, transformant chaque craquement de branche en Randgers de GI, chaque caresse du vent en respiration d’un buffle en habillé de camouflage, chaque rayon de lune en flash de maglite. Je savais que la zone était balayer, cependant je n’avais rien fais de mal, donc une fois saisie d’une rassurante idée d’innocence je pu enfin m’assoupir. Mais je n’avais pas finis mes rencontres avec l’armée… Le lendemain je serai arrêter par une patrouille moto entre deux champs.

Un commentaire sur « Allemagne/Pologne/Bielorussie : Le rideau de fer qui ne voulait pas s’ouvrir.. »

  1. Hâte de lire la suite !
    Si jamais grand danger, n’hésites pas. J’ai de la famille dans le Sud de la Pologne Avec toujours un couvert en plus à table.
    Proposition très sérieuse, même si j’imagine que ce n’est pas ton but, on sait jamais 😊
    Solène LE DOARÉ 06.27.08.75.91
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