Rencontre avec Kevin, un vagabond solitaire et solidaire !

 

En 2017, le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, édité par Santé Publique France, nous révélait que 9,8% des 18–75 ans ont connu, ou connaissent, au moins un épisode de dépression dans leur vie. Les symptômes visibles étant les suivants : une fatigue chronique, un mal-etre redondant, une perte de l’appétit et un isolement inquiétant. Sur le long terme, le moral finit par atteindre le physique, en causant des dysfonctionnements pouvant mener à l’hospitalisation et l’internement psychiatrique.

Malheureusement, les chiffres de la deprim’ augmente progressivement en France, notamment chez les trentenaires et quarantenaires. Les causes principales (dans 35 à 45% des cas) étant directement liées au travail. 

De manière générale, une évidence se dégage parmi ces sondages. Elle ne fait pas l’ombre d’un doute d’ailleurs : le facteur décisif, c’est l’environnement.

Alors, pourquoi ne pas tout plaquer et changer de cap ? S’ouvrir aux autres sans rechercher l’assouvissement d’intérêts personnels ? Se redécouvrir en explorant la solitude et le don de sois ? Partir en pèlerinage sur les vastes étendues mystérieuses de notre monde ?

C’est en tout cas ce que Kevin a fait, et le résultat s’avère plutôt positif.

Revenons sur son incroyable périple à travers la planète, mais aussi au fin fond de son âme !

 

Kevin, je vais te poser la sublime et complexe question récapitulative d’une existence : qu’elle est ton histoire ? Ou plus particulièrement : comte-nous ce nouveau chapitre que tu arpentes présentement ?

 

« Ma vie a complètement changé en 2016, après une dépression.

Ce fut une phase de ma vie où une grande remise en question a été faite. Je n’avais plus de sens à la vie, plus de goût à rien.

J’ai donc choisi de tout plaquer. Démissionner , résilier mon contrat de bail , vendre ma voiture et tout mes biens.

J’ai ensuite vécu dans une caravane et fait un job saisonnier avant de partir 6 mois en Australie en sac à dos et sans plan fixe.

Le seul point qui me tenait à cœur était de ne pas accès le voyage en mode 100% tourisme. J’ai besoin d’un sens quand je voyage. Je m’étais donc inscrit sur une plate forme WWOOF , qui consiste à travailler dans des fermes bio pendant 4-5h en contre partie d’être nourris et loger.

J’ai donc fait pendant ces 6 mois 8 différente fermes, cela reste une expérience qui restera inoubliable a mes yeux. Il existe différents styles de voyageurs, je suis plutôt celui qui aime découvrir le pays en m’intégrant avec les locaux et de suivre leur mode de vie, je trouve que c’est une des meilleures méthodes pour découvrir le pays et d’apprendre leur fonctionnement. »

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Peux-tu m’en dire plus au sujet de cette dépression ?

 

Entre mi 2014 et fin 2015, j’enchaînais un boulot après l’autre sans jamais trouver une vraie place dans cette vie.

Puis novembre 2015, j’ai trouvé un travail qui me correspondait énormément, qui me complétait […] ; mais hélas il envahissait tout mon temps libre[…],. Je n’écoutais pas mon corps, ni mon esprit car je travaillais trop.

Mars 2016, mon corps et mon esprit m’ont “lâché” et le jour venait qui allait changer toute ma vie, avec cette surdose de travail et de problèmes privés où j’ai été emmené avec l’ambulance à l’hôpital, depuis mon lieu de travail et qui m’a directement envoyé chez un psychiatre.

Pendant le trajet dans l’ambulance, je me sentais vide, je regardais le plafond et me posais plein de questions : Pourquoi en suis-je arrivé là ? Pourquoi je ne trouve pas ma mission de vie ? Pourquoi je n’arrive pas à être heureux ? Qu’est ce que je fais sur cette terre ? J’en avais marre de changer de travail et de chercher à être heureux.

Le jour après avoir été à l’hôpital et la visite du psychiatre, j’avais reçu une dizaine de jours de congé. J’avais préparé un sac à dos, quelque affaires, mon passeport, et je suis allé à la gare, on m’avait expliqué le concept d’inter-rail. J’avais donc fait un voyage spontané pendant une semaine pour me mettre les idées au clair : Genève – Lyon – Marseille – Nice – Monaco – Turin – Milan – Genève.

Pendant ce trajet, j’ai pu plus ou moins clarifier mes pensées et réfléchir au futur. Ma décision était prise, quitter mon job, quitter mon appartement, vendre mes meubles, ma voiture. Je possède avec mon père une caravane sur un camping, j’avais donc une alternative où vivre. En parallèle, je réfléchissais à un projet de voyage. J’avais choisi de partir 6 mois en Australie.

Pendant la période d’avril à septembre 2016, j’avais vendu tous mes biens, j’étais installé dans la caravane et avais organisé mon voyage en Australie… Je commençais bout à bout à retrouver un sens à la vie. Mais je savais que juste voyager n’allait pas complétement rallumer ma flamme.

J’ai toujours été une personne à l’écoute des proches, prêt à aider, m’investir, mettre en avant le problème d’autrui plutôt que penser à moi … Alors pourquoi pas aider en voyageant ?!

Voilà, c’était décidé, je ferai un tour du monde en voyageant et en aidant en faisant du volontariat via les plates-formes WORKAWAY / HELPX / WWOOFING / TWAM.

Il est vrai que pendant cette période sombre, je me suis rendu compte de beaucoup de choses, de la chance que j’ai de simplement de vivre, avoir un toit, être en bonne santé, avoir plus ou moins une bonne situation économique, mais que je ne savais pas être heureux, alors que sur d’autres continents, ils ont beaucoup moins, mais savent se contenter de peu.

Le mot bonheur jusqu’à maintenant était un mot basique sans une grande importance à mes yeux. Pendant ma dépression, je regardais des vidéo de coach personnel, spiritualité où le mot bonheur revenait à plusieurs reprises. J’ai par la suite trouvé un grand intérêt sur le développement personnel ! Le bien-être, le bonheur, la gratitude.

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Parles nous de ces plateformes qui te font voyager autrement…

 

« Ce genre de plate-forme est tout simplement magique, elle donne non seulement la possibilité de s’intégrer chez les locaux, mais c’est un réel échange. Les principaux échanges à mes yeux sont l’échange d’expérience et d’entraide. Que nous soyons voyageurs, paysans, banquier, artiste, nous avons tous un passé différent et des expériences différentes. En pouvant les partager, nous pouvons créer de beaux échanges. Nous avons tous chacun entre nous des compétences différentes, nous pouvons donc tous apporter une graine de changement en nous entraidant.

L’entraide est le fruit pour un monde meilleur. C’est pour cela après mon voyage en Australie, j’ai décidé de faire un tour du monde, je suis donc rentré pour mettre de l’argent de coté , pour ensuite repartir avec mon sac à dos.

Un concept simple, faire un tour du monde et rencontrer des projets en cours de route à soutenir ou alors d’utiliser les plates-formes telles que workaway.info ou helpx.com pour faire du volontariat. À ne pas confondre avec le volontourisme, où vous payez une somme énorme qui sera qu’en faveur du business et moins l’humanitaire.

Je conseille donc d’être vigilant quand on souhaite faire du volontariat »

 

Alors ton VRAI grand voyage c’est quoi ?

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« Mon tour du monde à débuté en octobre 2018, j’ai souhaité créer mon propre projet humanitaire, j’avais donc élaboré un projet pour l’Inde, qui consistait à envoyer un container avec du matériel tel que des lits d’hôpital, des matelas, des affaires scolaires, des vêtements, des jouets et bien d’autre.

J’ai réellement pu apprendre au sujet de l’humanitaire, malgré beaucoup de complication.

Un autre point qui me tiens à cœur, c’est l’écologie, l’environnent, la nature. En effet, je suis un amoureux de la nature, j’essaye de la respecter au mieux. Je privilégie les transports en communs, je mange local, je réduis comme je peux le plastique…

Je suis équipé, par exemple, d’une bouteille en inox pour ne pas toujours acheter une bouteille en plastique, j’ai un sac en coton pour faire les achats. Dans ma trousse de toilette, je possède une brosse à dents et un peigne en bois, moi rasoir en inox, des huiles essentielles et un savon de Marseille qui peut faire office de savon, shampoing, produit lessive. Pendant mon voyage, je souhaiterais également faire du volontariat envers la nature, il existe des projets où on peut donner son aidé pour planter des arbres par exemple.

Je prends se voyage telle une école de vie, pendant qu’on voyage, on peut apprendre sur la religion, la culture, la cuisine, la langue, la philosophie, la géographie et bien plus, mais ce qu’on peut apprendre également, c’est sur sois même. En effet, on apprend à connaître notre corps, nos limites à pouvoir se surpasser. Une chose que j’ai aussi constatée, on apprend également à suivre son instinct. Une chose très importante quand on fait un voyage comme ceci, on apprend à faire connaissance avec des voyageurs, des locaux, il est donc primordial de savoir suivre son instinct pour sa propre sécurité.

Pendant mon voyage, je sais que je vais faire des rencontres inoubliables, mais je suis conscient que je vais également apprendre à me connaître et évoluer au fil du temps.

J’encourage toutes personnes à sortir au moins une fois de sa zone de confort et de passer à l’aventure, vous serrez enrichis d’expérience, de souvenir.

Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. a dit Gandhi »

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Un Très Grand Merci à Kevin pour ce Partage !

Vous pouvez suivre son aventure sur Happy Vagabond ou sa page Facebook.

Il est aussi un ambassadeur pour l’ONG My Green Trip.  Une belle illustration de ce qu’est « Voyager Autrement ». 

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“Not So Lonely Road, Ensemble Aidons nos Héros des Sentiers Battus, à se sentir moins Seuls !”

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Rédigé par notsolonelyroad

Derrière l'avatar vous trouverez un jeune homme comme les autres, en proie à sa passion qu'il tente de poursuivre tant bien que mal. Quelqu'un en quête d'évasion. Ouvert d'esprit et déterminé à comprendre mon prochain, je pars sur les routes avec pour seul compagnon mon sac à dos. Car j'ai toujours refusé de me contenter d'une simple projection de ce qu'est, et de ce que pourrait être, notre monde; d’être abruti par les frontières ridiculement gigantesques de l'ignorance et de la peur. C'est pourquoi je pars à la conquête des grands chemins perdus entre les oasis de la mondialisation, et cela dès que j'en ai l'occasion, pour me perdre. Ainsi, j’espère trouver l'introuvable, parler à l'inconnu, et visiter le mystérieux.

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